Créer une scène pour Dub'Up
Le catalogue de Dub'Up s'ouvre aux créateurs. Vous fabriquez une scène, vous la déposez, nous la regardons ; si elle est retenue, elle entre dans le jeu avec votre nom dessus. Cette page dit ce qu'est une scène Dub'Up, ce qui fait qu'elle est retenue, comment la fabriquer pas à pas, et comment la déposer.
- Le principe
- Avant de commencer
- Ce qu'est une scène Dub'Up
- Les cinq règles qui décident
- La méthode, pas à pas
- Ce que vous déposez
- Déposer
- Avec Claude Code : nos skills
- Ce qui se passe ensuite
Le principe
Dub'Up est un jeu de doublage : on choisit une scène, chacun enregistre sa voix sur un personnage, et l'application assemble la vidéo. Le jeu vaut ce que valent ses scènes — et jusqu'ici, toutes sortaient de notre atelier. Elles sont générées : les personnages et les décors avec un générateur d'images, la vidéo avec un générateur de vidéo qui produit l'image et la voix ensemble. Cette méthode est ce que nous vous transmettons ici.
Ce que nous vous proposons :
- Vous créez une scène avec les outils et la méthode décrits plus bas.
- Vous la déposez depuis l'application, avec un compte.
- Nous la contrôlons : chaque scène déposée est regardée par une personne. Rien ne se met en ligne tout seul.
- Si elle est sélectionnée, nous la finissons (musique, réglages de mixage) et elle entre au catalogue : tout le monde peut la jouer, et votre nom de créateur est affiché sur la scène et dans la vitrine.
- Les meilleurs créateurs — ceux dont les scènes sont retenues et jouées — auront des avantages puissants dans le jeu, en plus de la notoriété que donne la vitrine.
Avant de commencer
- Il faut un compte. On joue à Dub'Up sans compte, mais on ne dépose pas sans : une scène est attachée à son auteur, et c'est ce qui permet de vous créditer et de vous joindre. Le compte se crée dans l'application, onglet Compte (une adresse e-mail et un mot de passe ; 15 ans et plus).
- La scène est à vous. Vous la déposez parce que vous l'avez créée. Pas de personnage, de marque, d'univers ou de musique qui appartiennent à quelqu'un d'autre — un génie bleu à bracelets d'or, un plombier moustachu en salopette rouge, un extrait de film : refusés, même « inspirés de ». Les générateurs eux-mêmes bloquent ce genre de figures ; nous aussi.
- En déposant, vous nous autorisez à diffuser la scène dans le jeu et dans la vitrine, à la mixer avec les voix des joueurs, et à montrer les vidéos qui en sortent, avec votre nom dessus. Vous restez l'auteur ; vous pouvez nous demander son retrait.
- Le jeu est 12+. Humour, tension, drame, absurde : oui. Sexe, haine, violence complaisante, politique : non. Les joueurs diront ce qu'ils veulent par-dessus ; la scène, elle, doit pouvoir passer devant tout le monde.
- Nous sélectionnons. Une scène peut être refusée pour une seule des règles ci-dessous. Nous disons pourquoi, et vous pouvez redéposer.
Ce qu'est une scène Dub'Up
Un court film, généré, que des joueurs vont doubler chacun sur un personnage. Ce que nous attendons, chiffré :
| Élément | Attendu |
|---|---|
| Durée | 15 à 45 secondes. Quarante-cinq est un plafond, pas une cible. Une génération fait 30 s au plus : au-delà, ce sont deux générations collées (voir l'étape 4). |
| Format | 16:9, 1280 × 720, 30 images par seconde. Ni vertical, ni 1080p, ni 4K : le jeu se joue sur téléphone, en paysage. |
| Personnages | 2 ou 3 personnages qui parlent (6 au plus). Chaque rôle a au moins deux répliques et 6 secondes de parole ; un rôle à une seule réplique n'est pas un rôle. |
| Répliques | De 2 à 4,5 secondes chacune, à cadence naturelle (deux mots par seconde en anglais). Au moins 40 % de la scène en parole. |
| Voix | Les personnages parlent en anglais, à voix ordinaire (voir règle 5). Nous retirons ces voix avant de servir la scène ; les joueurs ne les entendent jamais. |
| Son | Le bruitage de la scène — portes, pas, verre posé — vient de la génération, et il est bienvenu : beaucoup de bruitage, jamais sous une réplique (règle 4). |
| Fin | Une queue muette de 1 à 3 secondes après la dernière réplique : le regard, la réaction, le dernier bruit. Une scène qui se coupe sur la dernière syllabe paraît tronquée. |
| Situation | Une situation conçue pour être détournée : un basculement, un objet incongru, une phrase de trop. Ce que le joueur va inventer par-dessus compte plus que ce que vous avez écrit. |
Notre atelier utilise GPT Image 2 pour les images fixes et Seedance 2.5 (dans l'interface web de Higgsfield) pour la vidéo. Vous pouvez employer d'autres outils, à condition que le résultat respecte tout ce qui précède — en particulier des lèvres qui articulent réellement les répliques, ce que seuls les générateurs qui produisent l'image et la voix ensemble savent faire.
Les cinq règles qui décident
Elles viennent de scènes ratées. Chacune, seule, suffit à faire refuser une vidéo.
La méthode, pas à pas
1. L'idée, puis le découpage — avant tout prompt
Une scène tient dans une phrase : « un toast d'anniversaire qui dérape », « un contrôle de police où c'est le policier qui a peur ». Posez ensuite un tableau, en secondes, plan par plan :
| Plan | de → à | Ce qu'on voit | Qui parle | Silence exploitable |
|---|---|---|---|---|
| 1 | 0 → 4 | plan large, le couteau tinte sur le verre à 0,2 s, le toast qui dérape | Tom (dès 0,8 s) | 0,8 s en tête |
| 2 | 4 → 8 | gros plan, elle repose sa fourchette | Anna | 1,5 s en fin |
| … | ||||
| N | 27 → 30 | personne ne parle, réaction tenue jusqu'au noir | — | 3 s |
Vérifiez sur ce tableau, avant de dépenser un crédit : à 0:02 il s'est passé quelque chose ; des silences assez longs pour porter le son ; une queue muette finale ; aucun geste sonore sous une réplique ; chaque réplique entre 2 et 4,5 s, et le nombre de mots qu'elle peut tenir — 5 mots en 2 s, 7 en 3 s, 9 en 4 s, 12 en 5 s.
2. Les fiches : un personnage, un lieu, une seule fois
Ne comptez jamais sur un générateur pour tenir un visage d'un plan à l'autre. Produisez des fiches figées, que la vidéo reprendra en référence :
- Fiche personnage (paysage, 2048 × 1152) : trois vues sur une seule planche — pied de face, pied de dos, gros plan du visage —, lumière de studio neutre, expression neutre, bras le long du corps. C'est une feuille de modèle, pas un plan de film : l'émotion et la lumière appartiennent à la scène, pas à la fiche.
- Fiche de lieu (portrait, 1536 × 2592) : trois vues empilées du même décor — vue d'ensemble, puis les axes que vos plans vont emprunter —, sans personne dedans. C'est l'ancrage géométrique : sans contrechamp en référence, le générateur invente ce qu'il y a derrière la caméra, et le décor bouge entre deux plans.
- Une fiche se génère une fois, se relit, se valide, et ne se régénère plus.
3. Le prompt multi-plans
Toute la scène dans une seule génération — jamais plan par plan, on perdrait la continuité. La structure qui marche :
[Profil visuel : lumière, contraste, focale, grain — les mêmes mots pour tous les plans.]
CHARACTERS: @image_1 is Tom, <visual markers>. @image_2 is Anna, <visual markers>.
No exaggerated, theatrical or cartoonish expressions, no wide-eyed stares,
no raised or knitted eyebrows. All expressions change gradually and
continuously, never between one frame and the next.
SET: @image_3 is the dining room, wide view. @image_4 is the same room, reverse angle.
The whole scene plays in this room; its geometry never changes.
ACTING: naturalistic, understated performance, as in a French realist family
drama; the actors underplay; gestures small and economical; the voice does
most of the work at ordinary conversational volume.
SOUND: real domestic sound, recorded in the room, at its natural loudness: no
cinematic sound design, no added impact, no reverb. Every line is spoken at a
slow, natural, unhurried pace, about two words per second, with real breaths;
lines are short on purpose and must never be sped up to fit the shot.
Shot 1 (0-4 s) — wide, static. From the first frame Tom is already tapping his
knife on a glass; three small tings at 0.2 s. From about 0.8 to 3.5 s Tom says
"I signed my sister up for 'Roommate From Hell'." No noisy gesture during the line.
Shot 2 (4-8 s) — close on Anna. She sets her fork down at 4.3 s. From about 5 to
7.5 s she says "You did what." No noisy gesture during the line.
…
Shot N (27-30 s) — nobody speaks, nobody makes a sound. Held reaction to black.
Spoken in English, slowly and naturally, never sped up.
- Une émotion s'écrit comme une suite de gestes, jamais comme un état. his face reddens donne un rouge qui tombe d'un coup ; his jaw sets; his breathing goes deep and slow donne un homme qui encaisse. Un seul changement à la fois, avec sa durée. Aucune couleur de peau, aucune direction sur les sourcils ou les yeux, aucun adjectif d'émotion nu.
- Pas de verbe de scène. shouts → speaks, loud, his voice tight ; smashes → sweeps off the table with the back of his hand. Une hésitation avant chaque geste fort : c'est elle qui fait l'humain.
- La fenêtre de parole de chaque réplique, en secondes, dans le plan — pas seulement la durée du plan.
- La valeur de plan et le mouvement de caméra, à chaque plan. Sans ça, le générateur recadre au hasard.
- Les références s'écrivent
@image_1,@image_2… (minuscules, tiret bas) ; leur numéro est l'ordre dans lequel vous avez téléversé les images.
4. Générer
- Téléversez les fiches dans l'ordre du prompt : personnages, puis lieux, puis éventuelles images-clés.
- Réglez : durée selon votre tableau (30 s au plus par génération), ratio 16:9, résolution 720p. L'audio se génère avec l'image, c'est ce qu'on veut.
- Faites d'abord un essai court — 4 à 6 secondes, en 480p — sur le seul plan qui vous inquiète (une réplique, un geste). Une prise de 30 s coûte cher, et un essai court dit tout de suite si le registre est bon.
- Générez, téléchargez le mp4. Gardez-le tel quel : c'est la vidéo avec les voix, celle que vous déposerez.
Il n'y a pas de graine : regénérer donne une autre prise, pas une variante. D'où l'importance de valider le découpage et le prompt avant.
Au-delà de 30 secondes — jusqu'à 45 —, la scène se fait en deux générations, collées bout à bout. Sans graine, la seconde prise dérive toujours un peu (visages, lumière) ; la coupe ne tient que si elle est justifiée par le récit : une lampe qui s'éteint, une porte qui s'ouvre sur une autre pièce, un changement de cadre franc. Générez une image-clé de cet instant précis, validez la première prise avant de lancer la seconde, et donnez à la seconde cette image-clé comme point de départ, avec les mêmes fiches — en retirant toute référence qui contredit l'état de départ (la lampe encore allumée). Déposez les deux fichiers tels quels, dans l'ordre : c'est nous qui collons.
5. Contrôler ce qui a été livré
| À vérifier | Si c'est faux |
|---|---|
| Arrêt sur image à 1 s : l'anomalie ou le basculement se voit ; à 2 s une réplique a attaqué ou un bruit franc a eu lieu | réécrire le plan 1 et regénérer — ça ne se rattrape pas au montage |
| Les lèvres bougent et articulent sur chaque réplique | regénérer : injouable sans |
| Personne ne parle en accéléré ; les répliques respirent | raccourcir les répliques, regénérer |
| Silence total sous chaque réplique, aucun geste bruyant visible | regénérer ce plan ; ne pas décaler la réplique pour compenser |
| Le décor n'a pas bougé entre deux plans | ajouter l'angle de lieu manquant en référence, regénérer |
| La queue finale est immobile et silencieuse | regénérer, ou accepter qu'on rogne la fin |
| Les voix sont bien en anglais | regénérer |
| Pas de surjeu, pas de visage en caoutchouc | écrire un cran en dessous, regénérer |
6. La fiche de la scène
Un texte simple, qui accompagne la vidéo. Il nous permet de retrouver qui parle quand, et d'écrire la version française que les joueurs liront :
Titre : Le toast
Synopsis (280 caractères au plus) : Au dîner d'anniversaire, Tom lève son verre
et annonce à sa sœur qu'il l'a inscrite à une émission de téléréalité.
Personnages :
- Tom, homme — le frère, la trentaine, chemise froissée
- Anna, femme — la sœur, calme, ne lâche jamais sa fourchette
Répliques (dans l'ordre, avec la fenêtre approximative) :
1. Tom, 0,8 → 3,5 s — "I signed my sister up for 'Roommate From Hell'."
Adaptation française : « J'ai inscrit ma sœur à Colocataire de l'enfer. »
Intention : léger, comme une bonne nouvelle
2. Anna, 5 → 7,5 s — "You did what."
Adaptation française : « Tu as fait quoi. »
Intention : sans bouger, la voix seule
…
Durée : 29 s. Dernière réplique finie à 26,5 s.
Ce que vous déposez
| Fichier | |
|---|---|
| La vidéo avec les voix anglaises (mp4, 16:9, 720p) | Obligatoire. C'est elle que nous contrôlons, et c'est sur elle que nous mesurons les fenêtres de parole. Ne retirez pas les voix vous-même, ne remontez pas, ne recompressez pas. Scène en deux générations : les deux fichiers, dans l'ordre, pas un montage. |
| La fiche de la scène (texte) | Obligatoire. Titre, synopsis, personnages avec leur genre, répliques en anglais avec leur adaptation française et leur intention. |
| Les fiches personnage et de lieu (images) | Recommandé. Elles nous servent à faire l'avatar de chaque personnage et à juger la cohérence — et, si la scène plaît, à en préparer une suite dans le même univers avec vous. |
| Un poster (16:9, 1536 × 864) | Facultatif : l'image de la scène dans le catalogue. Sinon nous prenons une image du film. |
Pas de musique. La musique de chaque scène est composée de notre côté et mixée au montage : ne posez pas de musique dans la vidéo — elle gênerait la séparation des voix. Nous nous chargeons aussi de retirer les voix, de mesurer les répliques, d'encoder au profil du catalogue et de régler le mixage. Si vous maîtrisez déjà tout ça (clip sans voix, manifeste de scène), joignez-le en plus, jamais à la place de la vidéo avec les voix.
Déposer
- Dans l'application — sur téléphone ou dans le navigateur, dubup.app/jouer, là où sont vos fichiers —, onglet Compte : créez un compte si vous n'en avez pas, et vérifiez votre adresse e-mail.
- Dans la carte Créateur, touchez Déposer une scène : le titre, la fiche, la vidéo (la seconde génération s'ajoute à côté), les images si vous en avez.
- Cochez « cette scène est ma création et j'autorise Dub'Up à la diffuser », puis Déposer. Les fichiers partent un par un ; une vidéo de 45 s prend quelques dizaines de secondes.
Le dépôt apparaît ensuite dans Mes dépôts, avec son état — en attente, retenue, refusée — et le mot de la revue. Vous pouvez le retirer tant qu'il attend. Pour toute question : [email protected].
Avec Claude Code : nos skills
Tout ce qui précède est le résumé de la méthode de notre atelier. La méthode complète — avec les pièges rencontrés scène après scène — est écrite sous forme de skills pour Claude Code : des fichiers d'instructions que l'assistant lit pour écrire à votre place les prompts d'images et le prompt vidéo, relire votre découpage, et rédiger la fiche. Si vous travaillez avec Claude Code, prenez-les.
Installation : dans le dossier de votre projet, créez .claude/skills/dubup-image/SKILL.md, .claude/skills/dubup-video/SKILL.md et .claude/skills/dubup-battle/SKILL.md avec chacun de ces fichiers (renommés SKILL.md), et .claude/skills/dubup-video/references/manifest-checklist.md pour la liste. Puis, dans Claude Code : « Prépare une scène Dub'Up : un toast d'anniversaire qui dérape, trois personnages » — l'assistant vous fera passer par les étapes ci-dessus dans l'ordre.
Ces skills sont écrits pour notre atelier : certaines étapes (retrait des voix, mesure des répliques, encodage, catalogue) parlent de nos outils et de nos dossiers. Elles ne vous concernent pas — vous déposez la vidéo avec les voix, et nous faisons le reste. Ce qui vous concerne, c'est tout ce qui précède la génération, et le contrôle après.
Ce qui se passe ensuite
- Le contrôle. Nous regardons chaque scène déposée, avec les règles de cette page — l'arrêt sur image à 1 s, les lèvres, le silence sous les répliques, le registre de jeu. Comptez quelques jours. Un refus est motivé ; vous pouvez corriger et redéposer.
- La finition. Une scène retenue passe par notre atelier : voix retirées, répliques mesurées, musique composée et mixée, avatars, texte français. Nous pouvons vous proposer une coupe de la fin ou une adaptation des répliques ; la scène reste la vôtre.
- La mise en ligne. La scène entre au catalogue, dans son univers, avec votre nom de créateur ; les vidéos que les joueurs en tirent et publient dans la vitrine le portent aussi.
- Les créateurs qui comptent. Les scènes les plus jouées et les mieux notées font remonter leur auteur : c'est là que se décident les avantages réservés aux meilleurs créateurs, et leur place dans la vitrine.
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